Actions Transversales

Etude ZEE opunohu raiatea

INTEGRE a mis aussi en oeuvre des actions sur des thématiques transversales afin de construire des liens entre les différents sites pilotes, d’insérer la Polynésie française dans les réseaux régionaux des PTOM et de valoriser les savoirs acquis à l’échelle du Pacifique. Focus sur ces actions transversales et de communication…

1. Création d’un réseau de fermes-pilotes en agriculture biologique

2. Gestion d'une grande aire marine protégée

Le projet INTEGRE a également mené des actions de communication afin de diffuser largement les résultats atteints et capitaliser sur les nouveaux savoirs.

pf projet site

 

ferme pilote bio

Cette action s’est inscrite dans une activité régionale de promotion et de développement de l’agriculture biologique dans le Pacifique. L’objectif était de développer une activité économique durable, respectueuse de l’environnement et adaptée aux contraintes insulaires. Ce projet est venu en appui de la politique du service du Développement rural (SDR) de la Polynésie française.

Trois actions étaient prévues :

  • Promouvoir et développer l’agriculture biologique dans les trois PTOM francophones du Pacifique
  • Améliorer les techniques en matière d’agriculture biologique et le processus de certification « bio »
  • Renforcer le réseau régional qui promeut l’agriculture biologique POET-Com (The Pacific Organic and Ethical Trade Community) et la participation des PTOM francophones à ce réseau

Pour ce faire, trois fermes-pilotes « bio » ont été créées en parallèle en Nouvelle-Calédonie (Lycée agricole Do Neva à Houaïlou), à Wallis-et-Futuna (Lycée agricole de Wallis) et en Polynésie française (Lycée agricole de Opunohu). Des expérimentations agronomiques, des séances de formation professionnelle et technique et des échanges d’expériences y ont été réalisés. Ces travaux ont été capitalisés à l’échelle du Pacifique et ont fait l’objet d’échanges régionaux réguliers.

En Polynésie française, il était prévu en particulier :

  • De mettre en oeuvre des expérimentations sur la fertilité des sols, les maladies et ravageurs de culture et sur les ressources végétales. Elles ont été menées sur l’exploitation certifiée « bio » du lycée d’Opunohu et celles d’un réseau d’agriculteurs également certifiés « bio ». INTEGRE a participé au financement ou cofinancement d’équipements techniques et de ressources humaines
  • De permettre des échanges d’expériences et de la formation professionnelle et technique pour des agriculteurs, étudiants, professionnels, à raison d’une session par an

Montant prévisionnel : 2,3 Mxpf / 19 300 €

Opérateurs : Service du Développement Rural (SDR)

Pour plus de détails, consulter la fiche activité :

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Synthèse des activités prévues : 

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Pour les autorités polynésiennes, la mise en place d’une aire marine gérée à l’échelle de la ZEE est un des meilleurs moyens de se prémunir contre les effets du changement climatique ou d’en réduire les impacts. En effet, maintenir les récifs coralliens dans un bon état de santé est un moyen de préserver le bon fonctionnement des cycles biochimiques naturels, notamment de capture du CO2, et ainsi de conserver le potentiel de résilience des écosystèmes.

L’activité portée par le ministère de la Culture et de l’Environnement visait à réaliser une étude de référence sur la gestion et le financement des grandes aires marines protégées, afin d’appuyer le gouvernement polynésien dans son choix des modalités de gestion à mettre en oeuvre.

Montant prévisionnel : 3 Mxpf / 25 140 €

Opérateurs : Ministère de la Culture et de l’Environnement / Communauté du Pacifique

Pour plus de détails, consulter la fiche activité :

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Synthèse des activités prévues :

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Groupes Ciblés : 

Les actions de communication doivent atteindre un public ciblé (partenaires, spécialistes, décideurs…), mais aussi les citoyens, pour qui les questions environnementales sont de plus en plus au coeur des préoccupations. Ces actions étaient destinées à prendre une dimension locale (sites pilotes), territoriale (Polynésie française), régionale (Pacifique Sud) et internationale (Europe). Les groupes ciblés étaient donc de nature variée :

  • Les partenaires locaux du projet : comités de gestion, opérateurs, employés
  • L’ensemble des parties prenantes qui évoluent au sein des sites pilotes ou à proximité (habitants, associations locales…)
  • Les décideurs locaux et autorités publiques concernés directement ou indirectement par le projet ainsi que leurs services techniques
  • Les partenaires régionaux du projet ainsi que les groupes constitués dans ce cadre, afin de capitaliser sur les expériences de chacun et de développer la coopération régionale : Nouvelle-Calédonie, Pitcairn, Wallis-et-Futuna
  • Les acteurs locaux impliqués dans des projets environnementaux similaires, afin de permettre les échanges et retours croisés d’expériences : associations environnementales, bailleurs de fonds, responsables de projets, communauté scientifique, communauté éducative, syndicats d’initiative, ONG
  • Les services et associations ayant trait à la culture océanienne, à l’agriculture et à l’environnement
  • Les médias locaux, régionaux, ultra-marins et internationaux : web, presse écrite, télévision
  • Le grand public et les scolaires
  • Les acteurs économiques présents au niveau des zones côtières des sites pilotes : pêcheurs, hôteliers…
  • Les instances publiques régionales et européennes impliquées directement ou indirectement dans le projet ainsi que les services de coopération régionale, les services de l’outre-mer et de coopération Europe-Pacifique : CPS (Nouvelle-Calédonie et Fidji), Union européenne, PROE, POET-Com…

Sensibilisation des enfants à la vie des anciens par larchéologue J. Kahn

Messages : 

Selon les groupes ciblés, les messages s’articuleront autour des notions suivantes :

  • La Polynésie française possède un patrimoine naturel exceptionnel dont il convient de maintenir l’intégrité pour les générations futures
  • La gestion intégrée des zones côtières est une solution adaptée et éprouvée pour le développement durable des îles du Pacifique, respectueuse de l’environnement et qui bénéficie aux populations locales
  • Les populations des îles s’impliquent fortement et sont actrices des décisions et des actions relatives à la préservation et la valorisation de leur environnement pour la mise en place de solutions pérennes
  • Les solutions et actions réussies expérimentées en Polynésie française ont valeur d’exemple pour être reproduites ailleurs, notamment dans la région Pacifique et en outre-mer
  • Le projet INTEGRE accompagne les politiques locales de gestion intégrée afin de les renforcer et améliorer les processus de gestion partagée de l’environnement. Les services de l’environnement sont également des partenaires privilégiés du projet
  • La préservation des milieux naturels contribue à la résilience de la société qui doit faire face aux changements globaux et aux risques naturels. Elle contribue aussi à maintenir des cultures traditionnelles et favorise le mieux vivre ensemble
  • Les PTOM tirent un bénéfice à coopérer entre eux et avec les autres territoires du Pacifique pour mettre en oeuvre des solutions régionales sur les questions d’environnement et de développement durable. L’Union européenne et la CPS leur apportent un soutien pour développer leurs projets

Concertation structure daccueil

pf sites

Le projet INTEGRE a poursuivi les objectifs suivants :

  • Accompagner un développement économique durable, notamment en matière de tourisme
  • Participer à la maîtrise des menaces d’origines anthropiques
  • Dynamiser le processus de gestion participative et mobiliser plus efficacement les acteurs locaux
  • Contribuer à la gestion durable et intégrée des ressources naturelles et culturelles

Le bilan des activités transversales est le suivant : 

- PF – C2BIO : Projet « réseau de fermes pilotes en agriculture biologique »

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« Grâce au projet INTEGRE, l’agriculture biologique a émergé en Polynésie française » (P. Couraud, Directeur de l’Agriculture).

D’un financement initial d’une vingtaine de millions de F.CFP apporté par le projet INTEGRE, cette activité a réussi à générer près de 80M de fonds publics pour atteindre un montant total d’une centaine de millions de francs pacifique. Ce succès repose sur l’engagement financier des partenaires du projet, la Direction de l’Agriculture et l’Etablissement Public d’Enseignement, de Formation et de Promotions Agricoles d’Opunohu (EPEFPA). Leurs investissements ont permis d’équiper les fermes pilotes d’Opunohu et de mettre à disposition un ingénieur spécialisé qui a conduit l’ensemble des expérimentations et des formations. Au-delà de l’investissement financier, la dynamique créée est aussi humaine. L’organisation des ateliers régionaux, notamment celui qui s’est tenu à Opunohu a permis de faire émerger une dynamique collective entre agriculteurs, tout particulièrement à Raiatea où une association d’agriculteurs bio, le SPG BioRaiatea, s’est formée à la suite des ateliers d’Opunohu et constitue à présent un vrai moteur pour le développement de l’agriculture biologique sur le territoire.

Des difficultés persistent cependant concernant l’approvisionnement en semences bio, le développement des engrais verts ou la viabilité économique des exploitations bio. Le projet a également montré que les formations n’attirent que peu d’agriculteurs et que l’accent doit être mis sur l’accompagnement technique personnalisé. Le développement va se poursuivre, la Direction de l’Agriculture a recruté en son sein le technicien formé sur la ferme pilote d’Opunohu et va mettre à disposition un technicien supérieur qui poursuivra les expérimentations sur l’exploitation du lycée agricole. Le laboratoire de recherches de la Direction de l’Agriculture va également mener des expérimentations sur le bio pour alimenter la dynamique. Enfin, le financement du 11è FED Régional va permettre de renforcer le dispositif.

Pour plus de détails, consulter la fiche de synthèse

- PF – C2Tr : Intégration de la gestion intégrée des zones côtières dans les politiques publiques

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A première vue, l’étude d’appui à la mise en place d’une grande aire marine gérée était peu en lien avec la thématique du projet INTEGRE, focalisée sur les zones côtières. Les résultats mettent cependant en avant la nécessaire articulation d’une aire marine protégée pélagique avec des outils de gestion côtiers gérés localement, développés entre autres, par le projet INTEGRE. Ce travail permet par ailleurs de concevoir la gestion intégrée au-delà des zones côtières et reprend les grands principes qui guident l’action du projet INTEGRE à savoir l’intégration intersectorielle, celle des différents niveaux de l’administration publique et la participation des acteurs.

La gestion intégrée des zones côtières reste encore peu appropriée par l’administration polynésienne. 4 ans de projet ont permis de montrer l’efficacité de la dimension participative de cette gestion sur des exemples concrets en matière de gestion des pêches ou de tourisme durable. Il n’a cependant pas été possible de formaliser des plans de gestion intégrée des zones côtières d’un point de vue juridique. La dimension intersectorielle reste la plus difficile à mettre en œuvre car les pratiques de travail en silos restent très ancrées dans la culture administrative. Le projet a néanmoins réussi à mobiliser plusieurs administrations sur des projets communs et à créer des instances de gouvernance du projet qui ont amenés différents secteurs autour d’une même table et à échanger et donc à planter les graines d’une future gestion plus intégrée.

Pour plus de détails, consulter la fiche de synthèse

Initiatives des Territoires pour la Gestion Régionales de l’Environnement

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